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Habitation individuelle à la Monédière, Chaumeil (19)

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Choix du site

Les volumes construits des Monedieres sont indissociables des murets, murs de soutenement et annexes qui les accompagnent. Ces ouvrages fabriquent des "pièces extérieures" sous forme d'enclos ou de cours, définissent des parcours, créent des seuils, des premiers plans.

Plutôt que de concevoir la nouvelle habitation comme un objet automne puis de l'ancrer au territoire par des ouvrages annexes ultérieurs fabriquant de nouvelles pièces extérieures et de nouveaux parcours, l'implantation choisie pour la nouvelle habitation redonne vie à des dispositifs existants peu a peu tombés en désuétude. Elle permet en outre d'éviter de mobiliser de la matière pour fabriquer de nouveaux aménagements.

L'habitation est implantée dans l'enceinte du verger/potager, a proximité immédiate du muret qui la définit et la sépare d'une prairie ouverte qui précède et annonce le hameau de la Monediere par son caractère singulier. Elle est mise en tension avec le four du village et son fournil adjacent, en ruine. L'entre deux volumes fabrique un seuil et contribue a caractériser la terminaison du magnifique chemin creux qui borde la prairie au sud, contre le mur d'enceinte.

En manque d'usage, le chemin est exploité pour desservir l'habitation par un passage étroit percé dans l'enceinte du verger/potager, en face de l'ancien fournil.

Seuls habitants de la Monediere toute l'année, Virgine et Cédric en sont les gardiens. L'implantation de la nouvelle habitation tient compte de ce paramètre. Le site choisi est stratégique.

Il permet d'embrasser le territoire sud de la ferme, des terres cultivées marquant le premier plan jusqu'au sommet du Puy, en passant par les pâturages occupant les versants. Il permet en outre de garder un œil sur les allers et venus des visiteurs qui se rendent à la maison du bas et a l'ancienne étable attenante, aujourd'hui lieu de production de conserves et de tartes aux myrtilles destinées à la vente au public.

Architecture

La demande de Stéphanie et de Cédric portait sur une habitation ramassée, de petite dimension, avec toutefois une certaine complexité spatiale.

Trois influences ont clairement orienté la commande. La tradition locale, notamment avec la demande de lits clos. Une influence moderne illustrée par des références de l'architecte Charlotte Perriand qui articule architecture et mobilier intégré. Une influence de la tradition japonaise exprimée par la volonté d'instaurer un rapport privilégié entre intérieur et extérieur et de trouver un rapport au sol privilégié caractérisé par la présence de tatamis.

L'architecture proposée s'efforce d'accomplir une synthèse de cette triple demande. Elle est clairement une architecture qui apparait en contraste avec l'architecture des volumes construits du hameau, massifs et ancrés dans le sol.

Le projet se déploie à l'horizontal selon un plan compact.

L'habitation se décompose en deux parties :
- l'une au Nord-Est qui comprend les espaces de petite dimension, les espaces secondaires, considérés comme des espaces tampons, et les espaces des enfants.
- l'une au Sud-Ouest qui comprend la cuisine et la pièce commune.

L'accès a l'habitation se fait au Nord-Est par un cheminement empierré qui relie l'édifice au chemin creux. Le hall d'entrée comporte un banc qui constitue une invitation a s'assoir et a se déchausser. Deux rangements sont intégrés dans l'architecture proposée, l'un pour les vêtements humides contre la paroi extérieure, l'autre en face du banc. Le hall distribue le bureau situé a l'angle Nord-Ouest et Nord-Est de l'habitation et la salle de bain, traversante, et donc accessible depuis l'espace commun des enfants sur lequel s'ouvrent les deux "couchettes qui occupent l'angle opposé de l'habitation.

La pièce commune s'ouvre largement par les façades Sud-Est et Sud-Ouest. Cette double orientation multiplie les perceptions depuis les espaces habités vers les terres de l'exploitation. Elle est précédée d'une terrasse abritée qui occupe l'angle de l'habitation et constitue un élément de cadrage horizontal au sol. Le toit débordant constitue le plan horizontal supérieur.

La cuisine occupe l'angle stratégique de l'habitation au Sud-Ouest. Cette position offre des perception tant sur les terres de l'exploitation que sur la voie qui dessert le hameau.

Au dos de la cuisine se trouve un meuble épais dans lequel se trouve plusieurs rangements dont un lieu de stockage des légumes frais et une alcôve qui comprend le lit parental avec une baie généreuse.

Le toit de l'habitation est constitué d'un empilement de deux solivages croisés a 90°, supports d'une toiture terrasse vegetalisee. Les débords de toit sont couverts en zinc pré patiné quartz-zinc.

Lieu :
La Monédière, Chaumeil 19390

Maître d’'ouvrage :
Privée

Maître d’oeuvre :
Atelier du Rouget Simon Teyssou & associés

Responsable de projet :
Maxime Rodarie

Surface de plancher :
91.96 m²

Calendrier :
2014

Crédit images :
Alexandre Bagros Murat

courrier@atelierarchitecture.fr
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