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62 logements locatifs sociaux dans l’éco quartier des trois fées à Cébazat

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62 logements locatifs sociaux dans l’éco quartier des 3 fées à Cébazat

D’une densité nouvelle dans un contexte diffus d’habitat pavillonnaire, la ZAC des trois fées affirme sa dimension écologique, et prône la diversité dans l’unité en proposant différentes figures urbaines. La diversité des typologies développées par le projet est garante d’une mixité sociale.

La construction d'un nouveau quartier impose de créer un segment de ville en y intégrant notamment de nouvelles problématiques environnementales. Mais la recherche d'économies d'énergie, le respect de l'environnement, la conservation de la biodiversité et l'utilisation de matériaux renouvelables, ne doivent pas faire oublier l'essentiel d'un projet urbain : créer des espaces à vivre, où les usagers pourront s'épanouir, grandir, échanger ; un lieu où se développera un sentiment d'appartenance, garant d'une appropriation et d'une intégration de ce nouveau quartier à la ville existante.

Le plan de masse du projet de logements sociaux collectifs, intermédiaires et individuels groupés présenté ci après, obéit à une composition en lanières qui ordonne l’ensemble du projet et lui donne sa cohérence. Ce principe de composition fait écho à l’occupation passée du site par des vergers et exacerbe le dessin des espaces publics : la figure de boulevard au nord et le jardin public de Brocéliande public au centre de l’opération.

Cette composition en lanières, orientées Est/Ouest s’applique au dessin des dessertes, à la morphologie et à l’implantation du bâti, au dessin des sols et à la trame arborée.

- L’immeuble collectif est conçu comme un seul objet unique et linéaire, à l’échelle du boulevard. Il contribue à forger l’identité du boulevard par sa façade urbaine unitaire. Les autres volumes construits obéissent à une règle de composition similaire en formant des figures linéaires au-delà du découpage foncier.
- Deux voies en impasse prolongent la rue Guy de Maupassant au nord et au sud et estompent la boucle décrite par la voie.
- Les sols dessinent une mosaïque selon une répétition linéaire : pavage béton avec joints en sable ou joints enherbés pour les zones de stationnement, terrasses en caillebotis bois dans les jardins au pied des façades sud.
- Les arbres plantés dans les jardins privés forment des alignements qui confortent la trame linéaire. Il s’agira de planter des arbres fruitiers pour prolonger la mémoire des vergers.

Ce principe de composition, combiné à une gradation des hauteurs du bâti (du plus haut au nord, au plus bas au sud), favorise la mise en oeuvre de principes bioclimatiques pour l’ensemble des volumes construits et le maintien d’une relation visuelle depuis les espaces habités vers le grand paysage (la chaîne des Puys notamment).

L’orientation idéale du terrain à construire ainsi que le plan de composition sont propices à la mise en oeuvre de principes bioclimatiques tels que : compacité, densité (60 à 62 logements proposés), espaces tampons au nord, hiérarchie des percements, double orientation favorisant la lumière et la ventilation naturelles, inertie thermique. Ces dispositions contribuent en outre au confort des logements.

A ces considérations bioclimatiques s’ajoute la récupération des eaux pluviales pour l’entretien des communs et l’arrosage des espaces verts.

La qualité architecturale des logements s’exprime aussi dans ses limites. Un soin particulier a été apporté à l’épaisseur des façades, entre espaces intérieurs et espaces extérieurs. Si elle ne se décrète pas, l’appropriation de l’espace peut toutefois être favorisée. Ainsi, de nombreux dispositifs (effets de seuils, loggias, redents, claustras et rangements extérieurs limitant les vis-à-vis) ont été pensés pour rendre intimes les espaces, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, en particulier ceux qui prolongent les pièces de vie.

Les formes des constructions sont simples et contemporaines. Les matériaux sont choisis pour leurs caractéristiques et leurs qualités :

- Le béton est utilisé là où il est vraiment nécessaire. Il contrevente le bâtiment, isole les logements des nuisances sonores du boulevard, assure l'inertie thermique de l'ensemble et éloigne les structures en bois du sol.
- Le bois est avant tout utilisé en structure pour ses caractéristiques de stockage du CO2. Sa provenance locale diminue le bilan carbone d'un programme de cette envergure. Son emploi intensif pour les murs et certains planchers offre une mise en oeuvre rapide des structures, un chantier sec et propre, dont les nuisances sonores sont réduites.
- Les parements en zinc et les enduits protègent les bâtiments des intempéries.
- Des structures légères rapportées en acier thermolaqué supportent les terrasses extérieures. Elles facilitent l’accès aux façades pour leur entretien. Leur désolidarisation structurelle évite les ponts thermiques et acoustiques.

Une chaufferie gaz collective et des capteurs solaires thermiques pour la production d’eau chaude sanitaire alimentent les logements collectifs et intermédiaires. Les solutions individuelles sont réservées aux habitations groupées.

Les choix proposés sont pensés et réfléchis dans le but de traduire au mieux les préoccupations environnementales de la ville de Cébazat et de l’OPHIS du Puy-de-Dôme, maître d’ouvrage du présent projet. Au-delà, il s’agit, à l’échelle architecturale, de contribuer modestement aux changements de paradigmes de notre société occidentale en termes de modèles urbains.

Lieu :
éco quartier des trois fées, 63118 Cébazat

Maître d’'ouvrage :
OPHIS du Puy de Dôme

Maître d’oeuvre :
Atelier d'architecture Simon Teyssou et
William Sanchez architecte dplg
EUCLID (bet tous corps d'état)
AGNA (bet acoustique)
CS2N (bet économie de la construction)

Equipe de travail :
Simon Teyssou - architecte dplg, William Sanchez - architecte dplg, Anne Poulhès - titulaire du diplôme d’architecte, Mathieu Bennet - titulaire du diplôme d’architecte, Camille Barbier - titulaire du diplôme d’architecte, Jérémie Chomat - titulaire du diplôme d’architecte, Emilie Bernard - titulaire du diplôme d’architecte, Christine Vaissière - assistante, Nicolas Lamouroux - infographiste 3d

Surface habitable :
4657.59 m²

Calendrier :
Concours perdu

Cout des travaux :
6 995 000 € HT

Performance énergétique :
BBC

Crédit Images 3D :
Lamouroux Nicolas

Panneaux du concours :
Planche n°1
Planche n°2
Planche n°3

courrier@atelierarchitecture.fr
46 Avenue du 15 Septembre, 15290 Le Rouget
04 71 46 90 24